poil

La marche des Poilus

Verdun

24 avril 2005



     Dimanche matin à neuf heures, nous sommes plus de vingt personnes à nous retrouver sous le préau de l'école de Mance, tous habillés et équipés pour la marche à laquelle nous allons participer. Départ en voiture à neuf heures quinze, direction Verdun. Le temp est un peu frisquet, et en cours de route le brouillard se met de la partie. En approchant de Verdun celui-ci devient de plus en plus épais.

 

 

Le départ
  Dix heures, arrivée au mémorial de Fleury-devant-Douaumont, derniers préparatifs et inscription au stand de départ tenu par les militaires d'Etain. Un quart d'heure plus tard, nous partons en groupe sur les chemins, traversant les champs de bataille de Verdun. Le brouillard s'est levé, le soleil fait quelques timides apparitions et l'effort de la marche nous réchauffe rapidement. Plusieurs parcours sont prévus, mais nous avons tous choisi celui des 10km.


Stand de départ


Village détruit de Douaumont

La marche
  Bien vite le groupe se décompose, chacun trouvant son propre rythme dans le vallonnement des côtes de Meuse. Nous passons devant de nombreux ouvrages construits avant la guerre de 14-18 (Froideterre, Thiaumont, Souville, Vaux) mais aussi dans des endroits où s'élevaient jadis des villages entièrement détruits durant la guerre de 14-18. Des chapelles ont été construites aux emplacements des anciennes églises et des stèles rappellent parfois le nom de ceux qui vécurent là.

  Tout autour de nous, d'innombrables trous d'obus sculptent le sol, donnant au paysage une allure étrange et on ne peut s'empêcher de trembler à l'idée de ce que les hommes ont subit sous ce déluge de poudre et de métal. 
Mais la nature a reprit le dessus, les arbres reprennent possession du terrain et la promenade dans cette verdure est bien agréable.


Site de l'ouvrage de Thiaumont.
Il n'en reste quasiment rien.


Bunker Pc 118


Ossuaire de Douaumont

Quelques arrêts photos permettent de se reposer avant de repartir à l'assaut des chemins.


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Petite halte devant un bunker


A la mémoire d'un soldat


Photo de groupe devant l'ossuaire de Douaumont

  D'ailleurs les chemins n'en finissent plus. Les jambes deviennent lourdes, les gorges sèches, les estomacs crient famine !
Et toujours pas d'arrivée à l'horizon !

La signalisation n'est pas très claire à certains endroits et des groupes empruntent des chemins différents.

 

Ouf ! l'arrivée
  Les premiers arrivent enfin au bout de trois heures de marche, harassés et assoiffés. Les pieds chauffent dans les chaussures, les jambes sont raides et l'optimisme du départ laisse la place à l'étonnement d'avoir marché aussi longtemps.
Heureusement un bon café et un casse-croûte préparés par les militaires remettent les choses en place et le sourire revient. Une pensée pour ceux qui ne sont pas encore arrivés !


On en avait bien besoin !


On rit enfin des efforts accomplis

  Deux heures plus tard, tout le monde est enfin là. Aussitôt les glacières sont déballées, le café coule à flots (le vin un peu aussi), les sandwichs disparaissent et bientôt il n'en reste que des miettes. Repus et reposés (un peu), il ne reste plus qu'à prendre le chemin du retour. La nuit à venir sera douce et le sommeil profond.

 

Les militaires nous ont gâtés
  Tous s'interrogent tout de même sur la distance parcourue. Elle nous a semblé bien longue pour 10 km. Alors, manque d'entraînement, ou bien les militaires n'utiliseraient-ils pas le même système de mesure que les civils ?
Les kilomètres militaires seraient-ils plus longs que les kilomètres civils ?

Affaire à suivre !


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